Culture

Gonzague à l’état sauvage pour leur premier EP

Après un clip en février, Gonzague (GNZG) dévoile son premier EP « Savagery ». Un premier EP complètement électro-pop, qui fleure bon les sons synthétisés des années 80. On a rencontré Florian et Charly, deux des membres du groupe, pour faire plus ample connaissance avec Gonzague.

Gonzague c’est un projet récent dont l’histoire a débuté l’été dernier quand Charly, que l’on connaissait déjà pour œuvrer dans le management musical notamment auprès des Sapiens Sapiens, avait la guitare qui le démangeait comme dirait l’autre. C’est-à-dire qu’à force de tourner autour de la scène, Charly a eu envie de monter sur la boîte à son tour.

Avec Florian puis Mehdi, qui rejoindra l’aventure en route, Charly se lance alors dans la composition : « J’ai composé toutes les chansons très rapidement que l’on a réarrangé ensemble après. Le projet Gonzague c’est un truc complètement Do It Yourself « . Au total, Charly compose une dizaine de morceaux. Des chansons composées avant tout pour le live nous explique-t-il : « Pour l’EP on en gardé que quatre qui ont une esthétique similaire, les autres on pourra les retrouver sur scène ».

Savagery : Track par Track

http://www.gnzg.fr

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Savagery :

100 % instrumental, ce morceau électro-pop dont nous avions parlé lors de la sortie du clip l’accompagnant, donne d’entrée le ton : Savagery (l’EP) sera planant ou ne sera pas. Un morceau qui nous emmène dans une électro-pop douce donc, mais qui reste pour autant rythmée.

Robots :

A l’écoute de cette chanson, on se dit automatiquement que la New-wave a de beaux jours devant elle. Après l’instrumentale Savagery, Charly pose sa voix et le fait plutôt bien sur ce morceau plus soutenu au niveau du tempo. Une nouvelle fois clairement marqué années 80 avec un refrain entêtant.

Bili Bili :

De loin la chanson la plus dansante avec un refrain 100 % instrumental et de nouveau la voix de Charly sur le reste de la chanson. Le rythme est plus rapide, le tempo plus martelé, on sent que les doigts commencent à chatouiller sur des synthés une nouvelle fois omniprésents. Plus dansante que les précédentes, cette chanson fera certainement bouger le public lors des concerts à venir.

Beezoo :

La plus cosmique avec sa (trop ?) longue introduction. La mélodie qui suit est douce et une nouvelle fois entêtante.  Une chanson 100 % instrumentale qui vient clore la boucle de cet EP en rappelant des sonorités entendues sur la première chanson Savagery.

Bref, cet EP est une bonne première mouture qui ne demande qu’à s’affiner. Si on aurait un reproche à faire, c’est que l’on aimerait bien que le rythme s’emballe par moments, le côté planant ne demandant qu’à s’effacer un peu. Les Gonzague promettent en tout cas un live plus dansant, plus enflammé et plus rock avec une part belle faite aux guitares, presque absentes pourtant de l’EP. Quant au choix assumé d’une parité totale entre morceaux instrumentaux et ceux chantés, si cela peut surprendre, Charly et Florian l’assument totalement « pour nous la voix est un instrument comme un autre. Notre live sera aussi à moitié chanté et à moitié instrumental ».


Un degré en plus :

Pour découvrir les Gonzague sur scène, deux rendez-vous : le 20 juin à Artannes-sur-Indre et le 21 juin à 18h30 sur le parvis de la gare de Tours

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