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Le Plessis continue de jouer l’ouverture

Lancé en mars dernier, le projet Ouvertures du Plessis continue en cette saison. Un projet axé sur plusieurs points et notamment l’intégration du public dans la démarche artistique mais aussi humaine des lieux. Un projet qui doit amener le Plessis à faire sa mue en douceur, avec toujours en gardien du temple José-Manuel Cano Lopez.

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C’est reparti pour une année de plus pour le Plessis. Un temps sur la sellette avec la volonté de vente de la mairie de Tours, propriétaire des lieux, l’ancien château de Louis XI continue de vivre au rythme de la culture et de l’artistique. Mieux même, la convention qui lie la ville de Tours à la Compagnie Cano Lopez, devenue Groupe K, a été prolongée d’un an supplémentaire et court désormais jusqu’en septembre 2018. Une convention provisoire en attendant une solution durable pour ce lieu. Celle-ci pourrait intervenir dans les prochains mois avec une reprise par Tours Métropole et dans le même temps l’obtention du label CCR (Centre Culturel de Rencontres),

La Compagnie Cano Lopez espère en effet obtenir ce label pour le Plessis et est soutenu à ce titre par l’ancien sénateur Yves Dauge, dorénavant président de l’Association des Centres Culturels de Rencontre (ACCR). Rappelons que les CCR sont des labels octroyés par le Ministère de la Culture pour donner une nouvelle vie, culturelle, artistique, intellectuelle, à des monuments historiques ayant perdu leur vocation d’origine. Un projet qui donnerait un nouveau souffle et de nouvelles ambitions à ce château trop longtemps sous estimé et qui dévoile depuis deux ans de nombreux secrets, sous l’impulsion notamment d’un projet pédagogique de recherches avec l’Université François Rabelais.

José-Manuel Cano Lopez
José-Manuel Cano Lopez

Un projet mixte donc que les occupants des lieux, José-Manuel Cano Lopez, mais aussi tous les artistes et compagnies qui y sont hébergées à l’année (au nombre de 17) ou ponctuellement en résidence (19 sur l’année 2017), préparent déjà dans le cadre du projet Ouvertures dévoilé en mars dernier. Basé sur plusieurs axes et notamment l’intégration du public dans la démarche artistique mais aussi humaine des lieux, par le biais de tarifs pédagogiques lors des spectacles ou par le « collège des usagers » créé, ce projet ouvertures a séduit depuis son lancement avec un public nombreux que ce soit pour les parcours Inspire-Expire (des rencontres avec le public en début de recherche [Inspire] ou des représentations en sortie de résidence [Expire]), lors des week-ends multiples (Temps forts pendant lesquels la programmation est issue de travaux communs des artistes et collectifs en résidences) ou encore des Kabinets Havel (Des rendez-vous de réflexion animés par des sociologues, philosophes, écrivains ou encore cinéastes…)

C’est tout naturellement que la programmation trimestrielle dévoilée, couvrant la période septembre-décembre, reprend ces temps forts, avec entre autres la tenue d’un Kabinet Havel avec Yann Nguema ou un parcours inspire-expire le 20 octobre, mais y ajoute également quelques nouveautés comme la mise en place d’une boutique sur place ou encore ce jeudi le vernissage d’une exposition un peu mystérieuse nommée « Red is Dead ».

Une programmation qui est la face visible de l’agitation qui règne au Plessis au quotidien avec de nombreuses compagnies ou artistes y travaillant à l’année. Lors de notre visite ces derniers jours, nous avons pu entendre au loin le duo Jane is Beautiful en train de tourner un clip à l’extérieur, tandis qu’à l’intérieur, dans la salle Gabilly, une compagnie travaillait une création. Un exemple parmi d’autres, du foisonnement artistique qui teinte ce lieu.

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