Culture

La Compagnie Off prolonge l’expérience du Burning Man au Point Haut.

(c) Gilles Bonugli Kali

Les étoiles brillent encore dans les yeux de Philippe Freslon quand on évoque le Burning Man. En cette froide journée d’automne, le pétillant directeur de la Compagnie Off, a gardé une partie de lui dans le désert du Black Rock, en plein cœur du Nevada, là où pour la première fois la troupe artistique tourangelle s’est produite à la fin de l’été.

Le Burning Man c’est un événement unique. Avec ses 10 principes comme autant de règles d’or comme l’ouverture à tous, l’autonomie, le respect de la nature ( le « leave no trace », c’est à dire rendre le site comme auparavant en récupérant tout y compris les eaux usées, les traces de savon…), le don sans retour… le Burning Man est une véritable expérience humaine, autant qu’une expérience artistique. Sur place, les arts fourmillent en effet, entre sculptures monumentales, expériences artistiques… le tout sur des allures de fête géante. « Une véritable utopie humaine et artistique » nous disait Philippe Freslon avant de partir.

Et à son retour le même Philippe Freslon est toujours aussi enthousiaste autant sur le plan humain qu’artistique. Sur le premier volet, il affirme avoir trouvé tout ce qu’il venait y chercher. « L’entraide, la bienveillance, le respect de la nature… ». Côté artistique également, où entouré de 15 membres, il a mené la Compagnie Off à un nouveau défi d’ampleur avec leur spectacle « Color Wheels » adapté aux spécialement aux conditions du Burning Man, avec la mise en place de Led pour éclairer les 10 roues faisant entre 2 et 11 mètres de diamètre.

Un show précédé d’une logistique millimétrée pour acheminer tout le matériel dans le désert du Nevada. Au total c’est un périple de 3 semaines qu’a vécu la Compagnie Off. Un périple stressant mais joyeux et au bout du compte le bonheur de pouvoir se produire chaque soir le temps du festival à la tombée de la nuit. « Le spectacle a été fortement apprécié » explique aujourd’hui Philippe Freslon non sans un certaine fierté. D’autant plus plaisant qu’au Burning Man, installations fixes ou performances artistiques sont nombreuses et d’une richesse incroyable avec des parfois des prouesses technologiques ou du sens de la démesure. »Nous avons marqué les esprits parce que les roues de couleurs, derrière leur apparence simple, sont un spectacle humain avec peu d’artifices. C’est féerique. »

Et pour partager aux Tourangeaux leur expérience, mais aussi les préceptes du Burning Man, les Off ont décidé d’organiser samedi 17 novembre un événement « Back from Burning Man », dans leur QG du Point Haut. Histoire de prolonger le plaisir…A ne pas manquer, show assuré.


Un degré en plus : L’expérience du Burning Man en 4 images, par Philippe Freslon

(c) Compagnie Off

« Là c’est le grand soulagement, il était environ 17h30 et enfin notre container arrivait au Burning Man. On commençait à flipper parce que nous l’attendions à 12h et les grues qui l’attendaient étaient là jusqu’à 18h. L’arrivée du container est toujours un moment stressant et de soulagement parce que sans ça on n’est rien. »

(c) Matthieu Fays

« Celle-là je l’adore, c’était le 2e jour sur place et notre chapiteau était monté, notre campement fonctionnel. On venait de monter quelques roues on était dans l’énergie avant l’ouverture. C’était un moment de contentement et de sérénité où on était content d’être ensemble. On était encore « virgin » et on allait devenir « burners ». L’équipe était un mélange d’anciens avec qui nous travaillons depuis longtemps et d’autres plus récents, mais tous avaient l’envie de vivre Burning Man. »

(c) Gilles Bonugli Kali

« C’est une des rares photos prises dans le corridor des roues, d’habitude on les a plus de profils. C’est un moment du spectacle particulier, c’est quand les roues vont s’élever pour devenir des exo-planètes en partance. On sent ce courant de lumières intense. C’est un moment tendu parce qu’on est dans le jeu mais il y a une attention technique particulière avec les roues accrochées aux grues qui vont les lever. »

(c) Matthieu Fays

« Cette grappe de roues enlacées les unes aux autres vont tenter de partir vers le cosmos et l’infini. C’est presque l’image finale du spectacle avant le dance-floor avec les spectateurs. »

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