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Le clip de la semaine : «Mort-vivant» de Comett

Chaque vendredi nous plongeons nos mains de gourmands dans l’inépuisable réserve de groupes tourangeaux talentueux et nous en extirpons un clip rien que pour vous.

Ultra-moderne tristitude.

Bon allez, on va enfin vous la faire, celle-là : revoilà Comett. Ah ah ah. Il faut dire que ce groupe est aussi rare que régulier dans ses apparitions scéniques comme dans ses sorties de clips ou de disques et que donc il a assez bien choisi son nom. Voici un nouvel extrait de leur second album qui date déjà d’octobre 2016, mais que Comett a décidé de promouvoir tranquillement a posteriori, avant de nous proposer la suite un jour ?

Côté son rien de nouveau donc, mais si vous découvrez, on vous refait le pitch : Comett c’est super bien quand ils chantent en anglais mais c’est encore mieux quand ils chantent en français. «Il n’y a rien qui t’entraîne» se plaint Alexandre de sa voix si particulière – quelque part entre Brian Molko et Louise Attaque – dans cet ode à notre belle époque où le doute le dispute à l’incertitude et l’indécision à l’insatisfaction. Les guitares et les synthés sont chaleureux, la ryhtmique bondissante comme une balle de tennis, la partie basse pioche sans vergogne dans la pédale Chorus et nous ramène à la new wave la plus pop, assez proche du New Order deuxième période. Bref, la musique, elle, n’est pas déprimante, juste un poil mélancolique.

Côté images, le propos est parfaitement servi par le duo Romain Wagner & Théo Didier, le premier étant un habitué de Comett. A savoir : le quotidien solitaire de l’urbain usé par sa vie qui manque de sens. Des journées devant un ordi pour pondre un slogan publicitaire à la fois pourri et lourd de (double) sens, qu’il retrouve le matin à l’arrêt de bus (les joies infinies de bosser dans la com). Avec un passage terrible dans un ascenseur où deux êtres humains qui pourraient peut-être entamer une conversation (sans parler de finir avec trois enfants dans 15 ans) mais qui n’osent même pas se regarder.

Le mort-vivant selon Comett, c’est donc un mec bien vivant mais déjà mort : mû par des automatismes (réveil, café, brossage de dents, attente du bus, re-café…), il tire la tronche en permanence (ça vous rappelle quelqu’un ? Ecrivez au journal !). Bref : ça sent le unhappy end à plein nez.

Mais finalement un jour le mec reçoit un coup de fil au boulot, et d’un coup sa vie va changer… Ou pas. Mais on ne spoilera rien, on vous laisse découvrir tout ça tranquillement.

 

Un degré en plus

> La page Facebook de Comett

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