Culture

Allotropiques : festival mutant et intrigant

Après une première édition qui avait posé les bases, malgré un public clairsemé, Allotropiques le festival hivernal porté par l’ASSO (Le Temps Machine, Terres du Son), revient pour une deuxième année avec la ferme volonté de surprendre, de bousculer, mais surtout de s’amuser et le tout sur 5 jours, du mardi 30 janvier au dimanche 04 février.

Allotropiques, un festival mutant peut-on lire sur l’affiche de l’événement. Ambiance de fête foraine, musiciens patinant sur la glace, punk avec un caniche… le joli graphisme réalisé par Julia Wauters et Alix Rebora laisse autant le doute sur ce qu’on va trouver, qu’il donne envie d’aller découvrir cette belle fête qui s’annonce, avec ou sans barbes à papa.

La fête c’est ce qui pourrait résumer le mieux l’esprit voulu pour cet Allotropiques 2018. Festival qui prend volontairement plusieurs formes, l’événement se veut expérimental et intrigant : « L’idée était d’avoir une totale liberté sur la programmation et les lieux investis, de se faire plaisir avant tout et de proposer autre chose que ce que l’on fait à l’année au Temps Machine » explique Marie-Line Calvo, la programmatrice de l’ASSO.

Et pour casser le quotidien, rien de mieux que d’investir d’autres lieux, non pas pour voir si l’herbe est plus verte ailleurs, mais pour voir si l’eau est y bleue par exemple. Le samedi 03 février, Allotropiques vous donne ainsi rendez-vous pour un après-midi (16h-19h) « swimming pool party » à la piscine du Lac où vous pourrez barboter (ou nager pour les plus courageux) sur les sons des Dj Jaune ou encore des excellents DJ Coco et Dj Koko. Mieux que l’aquagym et ambiance garantie !

Autre lieu, autre ambiance, le jeudi 1er février à l’Hôtel Gouin pour la soirée « Gouin Gouin » qui s’annonce plutôt folle et tout en contraste dans cet ancien hôtel particulier de la Renaissance. Entre ambiance électro, mini-discothèque et silent party, ce sera à chaque étage son ambiance.

Vous l’aurez compris, Allotropiques investit différents lieux de l’agglomération (Citons encore l’auditorium de la bibliothèque centrale de Tours, le Prieuré de Saint Cosme ou encore La Parenthèse de Ballan Miré ou la salle Thélème…) et propose autant d’ambiances et de styles d’événements différents. « L’idée est que chaque lieu investi ait sa propre programmation, avec toujours l’idée d’y amener une touche de folie et un côté festif ». Et au bout du compte le plaisir de vivre un moment éphémère dans un lieu détourné pour l’occasion.


Parmi les temps forts de cette deuxième édition il y aura Chassol à la salle Thélème (jeudi 1er février), Polo & Pan au Temps Machine (parce que de temps en temps cela fait du bien de se poser à domicile) le vendredi 02 février et bien sûr la grande soirée au Point Haut (qui devient décidément the place to be pour tout événement culturel souhaitant sortir de l’ordinaire). « Il y a un côté extravagant dans le Point Haut qui correspond bien à ce qu’on voulait » explique Marie-Line. Le samedi soir le public pourra y retrouver entre autres Chloé et un live inédit où on nous promet une belle scénographie, Tanika Charles, Trupa Trupa ou encore Peter Kernel que nous avions découvert il y a 3 ans à Aucard et qui reviennent en trio (oui parce que malgré le nom, Peter Kernel sont en fait 2 au départ et reviennent cette fois avec un projet à 3).

Festival un peu mutant, un peu pieuvre déployant ses tentacules en plusieurs directions, Allotropiques a donc gonflé son offre cette année par rapport à l’an dernier et joué à fond la carte de l’intrigue et de la curiosité. Il ne reste plus qu’à faire son choix ou à se préparer à 5 jours intenses. Que la fête commence !

Pour tout connaître de la programmation et des tarifs, rendez-vous sur le site d’Allotropiques

Image à la Une : Allotropiques 2017 – (c) MG

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