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Signes des Temps #138 : Gros glands rue Bernard-Palissy

Le pitch : « Signes des Temps » ce sont des images chassées par notre journaliste Laurent Geneix dans les rues, les bâtiments et les chemins de la Touraine ; des traces laissées par l’Homme pour l’Homme, parfois très claires, parfois très floues, violentes, commerciales et/ou drôles, mais toujours signifiantes – que ce soit grâce à des mots, des dessins ou des symboles – et potentiellement visibles par tous.

Chercher un titre à la con fait partie des grands plaisirs de cette chronique, histoire de jouer au jeu très excitant de la «pute à clics». Là par exemple, tous les habitants du quartier (soit potentiellement 2 millions d’internautes en furie) vont inévitablement se précipiter pour pouvoir lire les pires saloperies sur leurs voisins qu’ils détestent ! Ils vont se dire «enfin la presse locale fait son boulot et va dézinguer publiquement ces blaireaux du premier étage que je dénonce tous les jours sur Facebook depuis des mois !». Ou alors vous êtes une grande parano (oui on a décidé de laisser tomber l’écriture inclusive à 37 degrés, du coup on met uniquement du féminin quand on a le choix maintenant, ça rétablit un peu un siècle de déséquilibre dans la presse française). Ou vous êtes une grande parano, donc, et vous croyez que c’est de vous qu’on parle parce qu’à chaque fois que vous marchez dans le quartier vous pensez que tout le monde chuchote que vous êtes une grosse glandue (ça marche top le féminin de «gland», on surkiffe).

Bon, pas de bol, on vous a eus encore une fois ! Aujourd’hui on va pouvoir parler pâtisserie, juste pâtisserie, mais puisqu’on vous tient, vous allez bien rester avec nous ?

Alors voilà, cette image est trompeuse parce qu’elle date un peu et que le mille-feuilles comme le reste a subi l’inflation et doit approcher les 3,60 de nos jours. A Tours d’ailleurs, on pourrait s’amuser à indexer l’inflation locale sur le prix du mille-feuilles géant de la rue Bernard-Palissy.

«Aux Gros Gâteaux» qu’on voudrait que ça s’appelle cette boulangerie sans nom, si on s’occupait de leur com. On lui collerait aussi une baseline qui tue : «C’est pas la quantité qui compte. Mais un peu quand même !» ou alors «Ici le gros au prix du petit ailleurs».

On y va souvent parce que même si ce n’est pas très raffiné, c’est super bon. Et des fois on se dit que le raffinement c’est un truc secondaire. Même en gastronomie. «C’est de la pâtisserie de boulanger» dit souvent un lecteur assidu de cette chronique qui se reconnaîtra. Ouais bah moi j’en veux bien de la pâtisserie de boulanger, surtout à ce prix-là. Parce que ce qu’il faut savoir c’est qu’en plus d’être bon, c’est vraiment pas cher, parce qu’en gros quand t’achètes un seul gâteau ici, tu en as pour la semaine pour une famille de 5 personnes.

Ce qui, il faut bien l’avouer, fait vraiment pas cher le gland.

 

Un degré en plus

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