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Signes des Temps #119 Délinquance cycliste rue Constantine

Le pitch : « Signes des Temps » ce sont des images chassées par notre journaliste Laurent Geneix dans les rues, les bâtiments et les chemins de la Touraine ; des traces laissées par l’Homme pour l’Homme, parfois très claires, parfois très floues, violentes, commerciales et/ou drôles, mais toujours signifiantes – que ce soit grâce à des mots, des dessins ou des symboles – et potentiellement visibles par tous.

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Il suffit d’un changement municipalité, d’un moment de flottement, pour que la racaille à pédales en profite : à l’entrée du Vieux Tours il y a quelques jours, alors que toute la ville avait les yeux rivés sur la cheminée de l’Hôtel de Ville en attendant que la fumée blanche en sorte, un vélo multirécidiviste d’une trentaine d’années de couleur bleue en a profité pour se libérer des menottes qui le retenait à un attache-vélo depuis plusieurs heures.

Pris en flagrant délit de transport d’être humain le matin même, il devait normalement être déféré au Palais de Justice le lendemain. Dans le quartier, c’est la stupéfaction : «Tout le monde le connaissait par ici, il faisait de la concurrence déloyale aux voitures depuis des années. On le voyait souvent se déplacer sans bruit ni pollution en plein centre ville ! On avait enfin réussi à le coincer… C’est une honte !» raconte un témoin cyclophobe qui préfère garder l’anonymat. Interrogés par la BAC, les containers de poubelles situés à deux pas ont affirmé n’avoir «rien vu et rien entendu».

Le fameux Collectif Les Automobilistes Enragés du Vieux Tours dénoncent le laxisme de la Police Municipale qui est accusée d’être «la seule responsable de l’évasion de ce vélo en pleine journée, sous le nez des passants». Ils viennent de lancer le hashtag #balancetontransportdoux et en profitent pour plaider pour la suppression définitive des piétons place Plumereau, une vieille rengaine qui ressort à la moindre occasion.

A l’heure où nous rédigeons ces lignes, la cavale de ce vélo continue. On l’aurait aperçu hier matin du côté de la Maison du Vélo boulevard Heurteloup, refuge ouvert récemment et qui fait l’objet d’une pétition et de plaintes de riverains excédés par cette «mauvaise fréquentation qui ternit l’image du quartier et donne au reste du monde une image déplorable de la ville de Tours où les vélos pullulent comme la chienlit».

Un degré en plus

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