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[On aurait pu vous en parler] Les politiques se régalent aux Halles de Tours

Nos boîtes mail débordent ! Chaque semaine nous recevons des dizaines d’invitations pour relayer des événements forcément incontournables. Certains reviennent carrément tous les ans, au risque pour nous d’écrire quasiment la même chose d’une fois sur l’autre. En plus de ça, il faut bien dormir. Cette année, c’est décidé : nous ne pourrons pas être partout ! Et tant pis si cela crée des frustrations. Cela dit, nous avons trouvé LA solution : relater une fois par semaine des actualités tourangelles sans bouger du bureau, avec une petite dose de mauvaise foi.

« C’est fou, on est le 15 février et on peut manger dehors sans bonnet. Y’a plus de saisons. »  – Emmanuel Denis, candidat écologiste à la mairie de Tours.

« C’est sympa ce Pot au Feu mais le décor, bof. Faut vraiment que je trouve une solution pour transformer les Halles de Tours. » – Christophe Bouchet, maire-candidat à sa réélection à la mairie de Tours.

« Faudrait qu’on organise un brainstorming pour voir si on peut pas rendre ce pot-au-feu géant un peu plus 2.0… » Benoist Pierre, candidat LREM à la mairie de Tours.

« Pourquoi ils viennent tous faire campagne dans MON quartier ? » – Nicolas Gautreau, candidat indépendant à la mairie de Tours.

Pour le Pot au Feu Géant des Halles 2020, on a ressorti du placard notre machine à lire dans les pensées des politiques tourangeaux qui avait fait fureur en 2018 et 2019. A l’heure du déjeuner, il y avait plus de candidats au mètre carré que d’êtres humains à l’heure de pointe dans un bus de la ligne 2 qui quitte le campus de Grandmont. A chacune et à chacun son uniforme : orange et bleu d’un côté, vert de l’autre… C’est une fête solidaire mais pas question de partager la même table ! Pendant ce temps, les seconds couteaux ont été envoyés faire campagne sur les autres marchés du samedi. Ce n’est pas cette fois-ci qu’on verra leur trombine sur les réseaux sociaux.

Ce week-end il suffisait d’ouvrir Facebook pour sentir l’odeur du bœuf mijoté et des légumes. Tout le monde y a été de sa photo d’assiette cartonnée, de son selfie de groupe en train de faire une bonne action pour les Restos du Cœur, de son cliché avec les producteurs… Heureusement, les 6€ dépensés pour le déjeuner ne sont pas inclus dans les comptes de campagne, ça ferait mauvais genre.

Les politiques qui s’affichent au Pot au Feu Géant des Halles, on aurait pu vous en parler… mais ça avait un goût d’indigestion…

Image d’archive

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