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[On aurait pu vous en parler] L’inauguration du Parcours Lumière N°2 de la ville de Tours

Nos boîtes mail débordent ! Chaque semaine nous recevons des dizaines d’invitations pour relayer des événements forcément incontournables. Certains reviennent carrément tous les ans, au risque pour nous d’écrire quasiment la même chose d’une fois sur l’autre. En plus de ça, il faut bien dormir. Cette année, c’est décidé : nous ne pourrons pas être partout ! Et tant pis si cela crée des frustrations. Cela dit, nous avons trouvé LA solution : relater une fois par semaine des actualités tourangelles sans bouger du bureau, avec une petite dose de mauvaise foi.

Un samedi soir en plein milieu du mois de novembre, plusieurs solutions :

  • Regarder Danse avec les stars puis On n’est pas couché à la télé avec des Curly et une tisane verveine
  • Aller voir un match de basket
  • Profiter d’un festin
  • Se faire entraîner jusqu’au bout de la nuit par les démons de minuit
  • Déambuler avec un groupe d’élus tout content des nouveaux spots affichés sur des monuments tourangeaux

Ce samedi 16 novembre, on aurait donc pu aller serrer quelques paluches à la nuit tombée devant l’opéra de Tours ou le musée des Beaux-Arts lors de l’inauguration officielle du second Parcours Lumière de la ville, autrement dit l’accrochage de spots lumineux sur plusieurs bâtiments historiques dans le but de les mettre en valeur. Après une première étape dans le Vieux-Tours en 2018, la ville a voulu étendre l’initiative en choisissant notamment des adresses faisant écho à la vie de l’auteur Honoré de Balzac né en 1799 Rue Nationale (et dont elle fête en ce moment le 220e anniversaire de la naissance).

On n’y est pas allé. Déjà parce qu’on avait déjà dit bonjour à tout ce petit monde le matin même à Ferme Expo lors du record du monde du plus grand sandwich aux rillettes, mais surtout parce que cela fait déjà plusieurs semaines que le fameux parcours est en place nous donnant autant d’occasions de le découvrir (d’ailleurs, il est moins réussi que le précédent).

Non, on ne comprendra jamais totalement cette passion des politiques et communicants consistant à couper des rubans même très longtemps après l’entrée en fonction d’un lieu ou d’une animation. Peut-être le côté bonne franquette avec le petit coup à boire et quelques gourmandises à grignoter ? L’espoir de rencontrer quelques citoyennes et citoyens lambdas qui se précipiteraient sur l’occasion pour rencontrer leurs élus ? Simplement l’espoir d’avoir de belles photos à partager sur le net, le bulletin municipal ou faire paraître dans la presse ? Tout amoureux de la vie dorée qu’il était, pas sûr que Balzac aurait goûté à ses mondanités répétitives.

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