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[On aurait pu vous en parler] La retraite de Philippe Briand

Nos boîtes mail débordent ! Chaque semaine nous recevons des dizaines d’invitations pour relayer des événements forcément incontournables. Certains reviennent carrément tous les ans, au risque pour nous d’écrire quasiment la même chose d’une fois sur l’autre. En plus de ça, il faut bien dormir. Cette année, c’est décidé : nous ne pourrons pas être partout ! Et tant pis si cela crée des frustrations. Cela dit, nous avons trouvé LA solution : relater une fois par semaine des actualités tourangelles sans bouger du bureau, avec une petite dose de mauvaise foi.

Un mandat, et puis s’en va. Enfin, presque. Après la victoire de la gauche et des écologistes lors des élections municipales de Tours, Philippe Briand a choisi de ne pas s’accrocher à la présidence de Tours Métropole. Le maire de Saint-Cyr-sur-Loire encarté à droite aurait pu être réélu à ce poste en manœuvrant un peu mais il a senti que les choses étaient délicates et qu’il valait mieux partir avec les honneurs que s’accrocher aux branches au risque de s’égratigner (cf. le syndrome Jean-Patrick Gille, ex-député PS, ex-1er adjoint à Tours, élu vice-président à la culture, à la recherche et à l’innovation de l’agglo avec seulement 41 voix sur 87 possibles).

Est-ce pour autant la fin de Philippe Briand à la manœuvre ? Spoiler : non. Déjà parce que c’est probablement celui qui s’est octroyé le plus long temps de parole lors du conseil d’investiture (malgré la belle tentative de Christophe Bouchet pour lui voler la vedette lors d’un monologue digne des conseils municipaux à rallonge de Tours). Mais aussi parce qu’il a été applaudi plus longtemps que son successeur Wilfried Schwartz. Et d’ailleurs, c’est lui qui a mis fin aux bruits de couloir en annonçant noir sur blanc dans la presse que le maire de La Riche prendrait sa suite. En mode « j’adoube le chevalier ».

Encore une preuve ? Quand Thibault Coulon attaque sur la question des indemnités… c’est Philippe Briand qui répond en premier avec toute sa verve. Enfin, le patron de Citya occupe la 2e place dans l’organigramme des vice-présidences de Tours Métropole, en charge des relations institutionnelles et du rayonnement international. En clair, il sera l’influenceur de l’agglomération dans les ministères, les congrès, les sommets. Bref, le paquebot a un nouveau capitaine mais son mentor ne lâche pas la barre.

La retraite de Philippe Briand, on aurait pu vous en parler mais il faudra (au moins) attendre 2026.

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