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[On aurait pu vous en parler] La fête annuelle pour Saint-Martin

Nos boîtes mail débordent ! Chaque semaine nous recevons des dizaines d’invitations pour relayer des événements forcément incontournables. Certains reviennent carrément tous les ans, au risque pour nous d’écrire quasiment la même chose d’une fois sur l’autre. En plus de ça, il faut bien dormir. Cette année, c’est décidé : nous ne pourrons pas être partout ! Et tant pis si cela crée des frustrations. Cela dit, nous avons trouvé LA solution : relater une fois par semaine des actualités tourangelles sans bouger du bureau, avec une petite dose de mauvaise foi.

On l’avait presque oublié ce bon vieux Martin ! Depuis qu’on a remonté sa statue en haut de la basilique qui porte son nom il y a trois ans, en 2016, on passe dans la Rue des Halles sans trop y faire gaffe. Fort heureusement, chaque année, la mairie de Tours prévoit une petite fête d’anniversaire au moment du 11 novembre. Histoire d’offrir une alternative aux cérémonies patriotiques de ce début d’automne. Histoire surtout de ne pas oublier que la ville est sous la protection d’un Saint, et tant pis si ça fait grincer quelques dents chez les non-croyants, tant que des touristes polonais ou hongrois viennent remplir les hôtels à cette période de l’année.

Le problème c’est que même ça, ça ne prend pas des masses. Au départ ils avaient imaginé deux fêtes, une pendant l’été, une pendant l’été de la Saint-Martin. Mais bon personne n’y comprenait rien et ça coûtait un peu, beaucoup, trop d’argent, vu le peu d’intérêt suscité.

Du coup, depuis deux ans tout est recentré autour de l’été de la Saint-Martin, autour du 11 novembre. Selon la tradition, les fleurs se seraient mises à refleurir au passage du corps du Saint ce week-end là. Bon, en vrai le problème avec l’été de la Saint-Martin, c’est que souvent ça ressemble à tout sauf à un week-end estival. Par exemple pour cette édition 2019, un bon gros coup de flotte s’est abattu sur le public au moment du concert Place Châteauneuf. Cela dit, vu la sécheresse subie ces derniers mois, peut-être peut-on considérer cette douche comme un don du ciel ?

On aurait pu se déplacer pour l’occasion, aller en profiter pour goûter tout ce qui était proposé par les différents stands gastronomiques (normalement la nourriture ça nous appâte comme l’angélus attire les chrétiens vers la messe). On aurait aussi pu y aller pour voir si le président du Tours FC était dans le public du concert de chants polyphoniques corses ou chausser nos chaussures pour une randonnée en bord de Loire. Mais en fait non. Pourquoi ? Parce que. Mais on en parlera – peut-être – l’année prochaine.

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