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[Dans la tête de…] Olivier Lebreton, le bon numéro

Inaugurations, prises de parole publiques… Dans ces instants, les politiques sont au sommet de leur art et se mettent en scène, n’hésitant pas à partager le tout sur leurs réseaux sociaux. Des instants de com’ privilégiés qui se répètent à l’envie. Mais que se passe-t-il dans leur tête au moment de la photo ? A la rédaction de 37 degrés, on est du genre indiscrets et on a trouvé le moyen de s’infiltrer dans le cerveau de nos élu(e)s pour humer le fond de leurs pensées. On a longuement hésité avant de conclure qu’on ne pouvait pas garder ça pour nous… Évidemment les photos sont réelles, les commentaires moins…

Cette semaine, voyons ce qu’il se passe dans l’esprit du porte-parole de la mairie de Tours et conseiller départemental LR Olivier Lebreton.

« J’ai toujours su parier sur le bon cheval. En 2017, Xavier Dateu semblait en pleine dynamique pour devenir le nouveau maire de Tours et c’était mon poulain. Mais Christophe Bouchet l’a coiffé au poteau. Heureusement, je me suis vite remis en selle et je n’ai pas eu de mal à obtenir le poste de porte-parole de la mairie. En plus comme ça j’ai pu gommer mon allure de Premier flic de Tours. Faut dire que c’est plus vraiment tendance d’être Sarkozyste aujourd’hui.

Grâce à ça, j’ai gagné le gros lot : porte-parole de la municipalité, avec un accès direct aux médias. Si je négocie bien ma course, j’ai une chance sur 37 que les électeurs retiennent mon nom, ce qui est toujours plus que la probabilité de repartir avec l’écran LCD au loto de l’association de quartier de Rochepinard ou que les possibilités que Xavier Dateu et Christophe Bouchet se rabibochent et aillent diner dans un restaurant du Vieux-Tours ensemble…

Mais tout le monde n’a pas autant de chances aux jeux… Ma binôme au département Barbara Darnet-Malaquin en sait quelque chose : démissionnaire de son poste d’adjointe au maire en charge de l’éducation, elle a tiré la mauvaise carte en tentant une démarche au nom du département et ça s’est retourné contre elle au conseil municipal. Une coup de maître du maire encore plus dur à vivre que de piocher la carte chance qui vous envoie directement en prison au Monopoly. Sans passer par la case départ.

La revoilà de retour à zéro, forcée de repartir à petits pas comme quand on enchaîne les « 1 » aux dés. Pour elle ce sera difficile de trouver des allié(e)s. Je pourrais être son joker… Mais comme la situation politique tourangelle est aussi instable qu’une tour de Kapla, je ne suis pas sûr d’être prêt à prendre le risque de devenir simple numéro complémentaire de la future liste des élections municipales. »

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