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[Dans la tête de…] Mélanie Fortier, l’élue qui sort de l’ombre

Inaugurations, prises de parole publiques… Dans ces instants, les politiques sont au sommet de leur art et se mettent en scène, n’hésitant pas à partager le tout sur leurs réseaux sociaux. Des instants de com’ privilégiés qui se répètent à l’envie. Mais que se passe-t-il dans leur tête au moment de la photo ? A la rédaction de 37 degrés, on est du genre indiscrets et on a trouvé le moyen de s’infiltrer dans le cerveau de nos élu(e)s pour humer le fond de leurs pensées. On a longuement hésité avant de conclure qu’on ne pouvait pas garder ça pour nous… Évidemment les photos sont réelles, les commentaires non…

Cette semaine, immersion dans les pensées de la conseillère régionale Mélanie Fortier, membre de la majorité de gauche du président François Bonneau

« Autour de moi pour cette visite de chantier de la future crèche Leccia à Tours, pas sûr que tout le monde ait bien retenu mon nom et mon prénom. Je peux le comprendre : ça fait un petit moment que je n’avais pas été aussi présente sur la scène politique locale. Mais, tadam !, me revoilà ! Toujours aussi enthousiaste et motivée, il faut qu’on me remarque.

Clairement, il est grand temps qu’on imprime de nouveau mon patronyme ici ou là, et pourquoi pas à proximité de celui de Christophe Bouchet. Pour faire une analogie cinématographique en cette période de festival de Cannes : je veux le premier rôle et m’afficher sur le tapis rouge de la politique locale. Tiens, coucou petit appareil photo…

Tant pis si ça peut agacer certains de mes partenaires régionaux ou ex amis de gauche. Je ne suis pas là pour leur faire plaisir, je me place et je pense à l’avenir. Et si ça passe par des visites hebdomadaires de chantiers avec des speechs d’architectes sur l’isolation phonique, l’art d’enfoncer des pieux et la qualité des peintures murales ça m’ira bien. #PremièrePierre, #PassionBTP, #LeBTPcestlavie, #LeCasqueCaMeVaBien. Il faut juste bien penser à inviter la presse pour que j’apparaisse sur la photo. Mais pas le cliché basique en rangs d’oignons qui finit dans le journal. Ça, ça allait bien au temps de grâce des Balkany. A l’époque des Stories Instagram il faut de l’élu en mouvement. Je veux bien en être. Au moins dans l’affichage. »

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