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[La Bouteille du week-end] Côtes du Forez 2018, Dacite, Gilles Bonnefoy

Comme un bon vin ne s’apprécie que s’il est partagé, chaque vendredi dans [La bouteille du week-end], Guillaume Lapaque vous fait part de sa rencontre avec un vin ligérien et vous en parle avec passion et délectation.

C’est à peu près à la saison où les saumons sont en train de descendre la Loire, après leur incroyable périple reproducteur, que j’ai décidé de la remonter.

De la remonter presque jusqu’au bout, jusqu’à l’appellation la plus proche du Mont Gerbier de Jonc.

Elle n’a pas fini de nous réserver bien des surprises cette Loire qui, tout au long de son périple de plus de 1 000 kilomètres, rassemble 69 AOC, très diverses, qui composent une mosaïque de vins, plutôt qu’un vignoble unifié.

Pour ma bouteille du week-end, je suis remonté jusqu’à la très petite, et trop méconnue, AOC Côtes du Forez : une micro appellation qui compte une dizaine de producteurs sur seulement 116 ha.

Pensez donc : 116 ha, c’est 1/100ème du vignoble d’Indre-et-Loire. Presque une blague ! Mais une blague qui ne manque pas de charme.

Là-bas, on est plus près des vignobles du Rhône que de la Touraine. Mais on est bel et bien dans le vignoble du Val de Loire. Un seul cépage, le gamay, pousse sur les granits d’anciennes montagnes qui furent jadis aussi hautes que l’Himalaya !

A part la vigne, qui ne donne jamais d’aussi beaux fruits que quand elle souffre, on se demande bien ce qui pourrait pousser sur ces terres ingrates. Mais le gamay lui, adore les roches volcaniques et les roches montagneuses : c’est là qu’il donne ses meilleurs résultats ! Ici, c’est la dacite, une variété particulière de granit, qui a donné son nom à la cuvée.

Au premier nez, on reconnaît immédiatement le gamay. Un vin léger et fruité qui propose un joli cocktail de fruits rouges : fraise, framboise, groseille.

En agitant le verre, on découvre de beaux arômes floraux, de violette et de pivoine, et un soupçon de poivre, qui donnent à ce vin une complexité intéressante.

En bouche, ces arômes floraux prennent le dessus sur les arômes fruités. C’est fin, subtil, agréablement parfumé. L’impression tactile est également très agréable. Comme du velours, le vin nous caresse la langue et le palais avant d’apporter en fin de bouche une agréable fraîcheur.

Parce qu’il est très peu tannique, ce qui est caractéristique du gamay, ce vin pourra être servi frais. En été, on pourra rafraîchir la bouteille jusqu’à 12 ° C. Aussi, il faut en mettre quelques bouteilles en cave en attendant le retour des beaux jours. C’est un magnifique vin de jardin ! Sous le parasol, avec des amis, quelques salades, une assiette de charcuterie…, il vous accompagnera au sommet du bonheur. Moi, ça m’a fait cet effet là. Peut-être à cause des granits qui culminaient autrefois à 8 000 m d’altitude…

* J’avais connu un plaisir assez comparable en dégustant l’AOC voisine et cousine : Côte Roannaise.

* Côtes du Forez 2018, Dacite, Gilles Bonnefoy

Les Vins de la Madone

1581, chemin de Jobert

42 600 CHAMPDIEU

Tél : 04 77 97 07 33

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* 12,65 € aux Flaveurs de la Terre
7, rue Balzac

37 600 Loches

Tél. : 02 47 59 08 91

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