ChroniquesChroniques-Société

[La bouteille du week-end] Coteaux du Vendômois, Gris 2018, Patrice Colin

Comme un bon vin ne s’apprécie que s’il est partagé, chaque vendredi dans [La bouteille du week-end], Guillaume Lapaque vous fait part de sa rencontre avec un vin ligérien et vous en parle avec passion et délectation.

« Tu mets des glaçons dans ton rosé ? Mais c’est sacrilège !!! ». Je ne compte plus le nombre de fois que j’ai entendu cette sentence religieuse. Sacrilège ! C’est quand même incroyablement symptomatique qu’on choisisse cet adjectif pour qualifier un comportement de consommation. Et c’est bien la preuve, s’il en fallait une, que « celui qui croyait au ciel, celui qui n’y croyait pas » se rejoignent sur un point : le vin – comme le pain – sera toujours, dans notre civilisation une boisson sacrée !
Tant pis pour moi si je provoque la colère des Dieux, je l’avoue quand même : il m’arrive en période de grandes chaleurs, de mettre des glaçons dans mon rosé. Certes ça le dilue un peu, certes ça affaiblit un peu son expression aromatique. Mais c’est frais et c’est bon !

Qu’on se rassure, le Coteaux du Vendômois « Gris 2018 » de Patrice Colin, je l’ai d’abord dégusté sans glaçon. Pour en saisir toutes les nuances.

J’ai d’abord apprécié sa robe brillante et pâle, caractéristique d’un vin gris. Les rosés qu’on appelle des « gris », ce sont les rosés de presse, issus du pressurage de raisins rouges après quelques heures de macération pelliculaire dans le pressoir, par opposition aux rosés de saignée.

J’ai ensuite analysé son nez, d’abord marqué par des odeurs de fruits rouges, de groseille, qui laisse déjà deviner des odeurs épicées.

J’ai ensuite apprécié sa bouche. D’abord le côté très doux et très caressant de ce joli rosé. On apprécie la caresse de ce vin fruité aux saveurs de framboise, de grenadine, de groseille… rehaussées d’une note de guimauve.

Puis, la finale réveille la bouche par un puissant cocktail d’épices et de poivre. C’est très caractéristique de ces vins issus du cépage pineau d’Aunis cultivé dans la vallée du Loir.

Et c’est incroyablement vivifiant et rafraîchissant.

C’est un beau rosé d’été à boire dès l’apéro et à garder tout au long du repas, sur des charcuteries, des salades ou même des grillades.

Vous y mettrez des glaçons ou pas. C’est selon vos goûts, selon la température extérieure et selon que vous soyez ou non terrorisé à l’idée que le ciel vous tombe sur la tête.

Moi j’ai dit une prière et j’espère bien qu’un Dieu clément et miséricordieux me pardonnera mes glaçons !

* Patrice Colin produit également une autre cuvée de rosé, le gris bodin, dont j’avais apprécié le millésime 2017.

Coteaux du Vendômois, Gris 2018, Patrice Colin

Patrice Colin

5 Rue de la Gaudetterie

41100 Thoré-la-Rochette

Tél. : 02 54 72 80 73

https://www.patrice-colin.fr/

* 8,20 € à la Vinothèque
16, rue Michelet
37000 Tours
Tél. : 02.47.64.75.27
http://www.vinotheque-tours.fr
Sur Facebook :
https://www.facebook.com/LaVinothequeDeTours/

Print Friendly, PDF & Email