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[Dans la tête de…] Isabelle Raimond-Pavéro, bien entourée

Inaugurations, prises de parole publiques… Dans ces instants, les politiques sont au sommet de leur art et se mettent en scène, n’hésitant pas à partager le tout sur leurs réseaux sociaux. Des instants de com’ privilégiés qui se répètent à l’envie. Mais que se passe-t-il dans leur tête au moment de la photo ? A la rédaction de 37 degrés, on est du genre indiscrets et on a trouvé le moyen de s’infiltrer dans le cerveau de nos élu(e)s pour humer le fond de leurs pensées. On a longuement hésité avant de conclure qu’on ne pouvait pas garder ça pour nous… Évidemment les photos sont réelles, les commentaires non…

Cette semaine, plongée dans les pensées d’Isabelle Raimond-Pavéro, sénatrice LR et conseillère départementale du Chinonais.

« Ils sont sympas les jeunes LR : ils ont organisé une petite fête pour mon anniversaire. Pas un cheveu blanc sur la photo, quelques looks de startupers… ça me change des séances au Palais du Luxembourg !

Ce qui m’inquiète, c’est ce qu’ils vont devenir… Jusqu’à preuve du contraire, aucun ne voyage avec un passeport diplomatique ni ne trifouille de LBD avec la police le samedi après-midi. Toujours ça de pris. Néanmoins, au vu du contexte politique actuel aussi mouvant que les sables de la Loire, statistiquement, un ou deux pourrait migrer vers le Rassemblement National ; quelques-uns finiront peut-être par rejoindre un quelconque parti centriste… Sans compter celles ou ceux qui – d’un coup, d’un seul – se sentiraient pousser des ailes de gauche.

En attendant, je les biberonne. Je leur ai demandé d’apprendre par cœur la biographie de Gérard Larcher et de placer au moins une fois par heure une citation de Laurent Wauquiez dans leurs conversations. A Noël, ils ont obligation d’offrir un ouvrage de Nicolas Sarkozy à une personne de leur famille, en revanche ils doivent absolument jeter tous leurs posters d’Alain Juppé et planter chaque soir une aiguille dans leur poupée vaudou Macron.

Pour les remercier de leur implication, je prévois un petit pique-nique dans la Sarthe entre deux collages d’affiches pour les Européennes, en guise de clin d’œil à François Fillon. Ça va souder les troupes. Enfin, j’espère qu’au moins la moitié d’entre eux sera élue dans un conseil municipal à l’issue du scrutin de mars 2020. Au pire, on les embauchera dans les cabinets ou en tant qu’assistants parlementaires… »

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