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[Dans la tête de…] Wilfried Schwartz, la référence

Inaugurations, prises de parole publiques… Dans ces instants, les politiques sont au sommet de leur art et se mettent en scène, n’hésitant pas à partager le tout sur leurs réseaux sociaux. Des instants de com’ privilégiés qui se répètent à l’envie. Mais que se passe-t-il dans leur tête au moment de la photo ? A la rédaction de 37 degrés, on est du genre indiscrets et on a trouvé le moyen de s’infiltrer dans le cerveau de nos élu(e)s pour humer le fond de leurs pensées. On a longuement hésité avant de conclure qu’on ne pouvait pas garder ça pour nous… Évidemment les photos sont réelles, les commentaires non…

Cette semaine, on s’intéresse aux pensées du maire divers gauche de La Riche Wilfried Schwartz…

« Regardez comme ils me regardent. Tous attentifs à ma façon de signer sur ce petit coin de brique. Tous en cravate aussi, alors que j’ose me présenter en simple veste et chemise. Ils doivent être jaloux, se sentir incapables d’oser. Pourtant on ne leur demande pas de venir en sarouel, juste de se montrer un peu plus détendus. Même le ministre François de Rugy l’a fait chez Bourdin l’autre jour à la télé. L’idée lui a sans doute été soufflée par une horde de startupers macronistes mais l’essentiel est là : ça fait moins coincé… et ça tient moins chaud.

Ah la la… Pas facile d’être jeune en politique… Même moi je me fais avoir ! Fini les discours totalement décomplexés du début de mandat. Je suis beaucoup plus formel, j’ai pris de la hauteur. 4 ans et demi de mairie, des dizaines de réunions préfectorales et quelques interviews sur les chaînes info ça vous enlève mathématiquement un peu de fougue et de naturel.

Malgré tout, je tiens à imprimer ma marque, toujours ce petit pas de côté qui me distingue. J’ai été l’un des premiers de cette métropole à dire clairement que je m’affranchissais des partis, aujourd’hui tout le monde me suit. Pareil pour les animaux dans les cirques, j’ai donné le tempo en disant non. Maintenant je m’affiche même fort contre les lobbys en racontant comment j’ai refusé des cadeaux de candidats à un appel d’offres. Et du coup me voilà sans casque pour montrer mon indépendance. Faudra quand même que je fasse gaffe à pas me prendre un coup sur la tête, avec la campagne qui arrive les coups peuvent être bas… »

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