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Le clip de la semaine : « Eat the whole world » de Steak

Chaque vendredi nous plongeons nos mains de gourmands dans l’inépuisable réserve de groupes tourangeaux talentueux et nous en extirpons un clip rien que pour vous.

Bonne nouvelle pour celles et ceux qui se demandaient encore si 2018 serait une année de merde ou pas : Steak revient. Déjà, plus le temps passe et plus le choix de ce nom de groupe s’impose comme le summum de la provoc et ça, on ne peut que s’en réjouir : en effet, alors que les Vegans s’apprêtent à envahir le Monde (les auteurs de Goldorak avaient vu juste, à une seule différence près : c’était Goldorak qui gagnait à la fin), et que donc tout le monde hurle à la mort pour dire que pour produire un steak hâché il faut l’équivalent du Lac Léman en eau potable, s’appeler «Steak» en 2018, c’est gonflé.

Musicalement, c’est toujours aussi jouissif : une espèce d’hybride folk lo-fi / jazz aussi dérangeante que chaleureuse. Le chant habité de la fin flirte avec la transe (pas le style musical, hein, l’expérience multi-sensorielle extrême) et ses consonances tribales africaines colorent et réchauffent ce début d’année pourri et sinistre. Mettez un peu de cuivre par là-dessus (du cuivre qui fait ce qu’il veut de préférence), quelques cœurs et diverses respirations avec percus et vous obtenez cette recette unique. On peut dire que Steak est en quelque sorte à la musique tourangelle ce que la beuchelle est à la gastronomie locale. #paietamétaphore

Côté images, on assiste à un Paris-Dakar miniature, entre jungle et banquise, où de gros insectes et des ours blancs en papier coupent la route aux bagnoles. Des bagnoles qui s’envolent et retombent toujours sur leurs pattes de toute façon. Bref : un Paris-Dakar qui se barre en couilles grave. «Mange le monde entier !» susurre le gourou/créateur dont on voit les mains et la tête à la fin. Fin qu’on ne vous raconte pas, notamment parce qu’on n’a rien compris. Mais comme la vie (et les petites voitures) ne tient qu’à un fil, on peut dire que l’essentiel est ailleurs et qu’on s’en bat les steaks.

Merci pour ce moment.

Un degré en plus

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