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Le clip de la semaine ! «Danse macabre» de Beyond the Styx

Chaque vendredi nous plongeons nos mains de gourmands dans l’inépuisable réserve de groupes tourangeaux talentueux et nous en extirpons un clip rien que pour vous.

On va pas se mentir (et on l’a même officiellement reconnu en direct lors de la Soirée Cuvée Scène Locale au Temps Machine jeudi dernier) : on n’y connaît rien en métal. Mais on aime bien ça. Alors on va se lancer dans la chronique hasardeuse, en se sentant un peu mal à l’aisre, comme une confrérie de bouchers qui s’apprêtent à chroniquer le dernier restau vegan tendance du coin.

Chez les chroniqueurs musicaux il y a deux camps : ceux qui copient-collent les éléments de langage des communiqués de presse qu’ils reçoivent par pelletées sans même écouter trois mesures du groupe en question et ceux qui remontent les manches de leur chemise Pierre Cardin et qui suent corps et âme pour pondre dix lignes correctes et authentique sur ce qu’ils viennent d’écouter en boucle pendant des heures.

Si vous lisez 37 degrés c’est que vous savez que nous sommes de la seconde catégorie (#autopromo #jemelapete.com), donc on a mangé de la «Danse Macabre» jusqu’à plus soif. Et voilà.

Première remarque : ça fait vachement de bruit, ce qui modifie pas mal l’espace sonore et la perception de ton environnement. Ce qui n’est pas le cas avec Mozart, ni avec Calogero par exemple. Tu ne sais plus trop si tu dois t’inquiéter que ton chat parte dans une autre pièce au bout de 30 secondes où que tes voisins t’inondent de SMS plus ou moins menaçants.

Deuxième chose : les paroles du chanteur sont difficilement compréhensibles, mais ça te fait un bien fou de ne pas entendre des conneries en boucle, du coup. Il n’a pas l’air super content ni heureux, mais comme toi non plus, c’est plutôt jouissif au final, tu te sens moins seul. Sur cet entrefait, tu montes le volumes et tu coupes ton portable. Fuck you all.

Allez, c’est le moment de regarder les images : c’est une pendaison en public. Les vierges effarouchées crieront au scandale, alors qu’un ado harcelé sur Twitter et Facebook qui finit par se pendre dans sa chambre, ça  se voit pas, mais ça revient strictement au même. L’hypocrisie en moins. Le gamin qui regarde tout ça, les pieds dans la boue (remember Notre-Dame-des-Landes), «c’est honteux» dirait ma grand-mère. Mais l’avenir de l’humanité, c’est pas ma grand-mère, donc est-ce que son avis compte vraiment ?

Verdict : moi j’ai envie de passer ça dans une réunion de famille, en référence à la sublime chanson d’Orelsan, histoire de mettre un bon terme à tous ces non-dits et cette représentation faux-cul. Pour faire court : Beyond the Styx est une sublime couille dans le potage, la bande-son idéale d’un pétage de plomb en règle qui ferait du bien à tout le monde. On en redemande.

Un degré en plus

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