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[On aurait pu vous en parler] Tours en tête du classement des villes à taille humaine

Nos boîtes mail débordent ! Chaque semaine nous recevons des dizaines d’invitations pour relayer des événements forcément incontournables. Certains reviennent carrément tous les ans, au risque pour nous d’écrire quasiment la même chose d’une fois sur l’autre. En plus de ça, il faut bien dormir. Cette année, c’est décidé : nous ne pourrons pas être partout ! Et tant pis si cela crée des frustrations. Cela dit, nous avons trouvé LA solution : relater une fois par semaine des actualités tourangelles sans bouger du bureau, avec une petite dose de mauvaise foi.

De 2014 à 2020, on a entendu beaucoup d’élus de Tours ou Tours Métropole nous expliquer par A + B comment on allait se retrouver rapidement dans le top 15 des agglomérations les mieux cotées de France. Ça a – à moitié – réussi, le gouvernement ayant choisi de confier le statut de Métropole à 22 villes. Mais au moins on est en première division (contrairement à Chartres, qui s’appelle Métropole juste pour faire genre). Le problème c’est que tout le monde n’a pas la même définition d’une grande ville. Résultat : dans son dernier numéro, Challenges se base sur le nombre d’habitants et définit Tours comme une ville « à taille humaine », autrement dit trop petite pour être une grande mais pas complètement trop petite quand même. Mais bon, il parait que ce n’est pas la taille qui compte a-t-on récemment entendu dans l’enceinte du conseil municipal.

Dans ce classement du magazine économique, Tours se retrouve en première place… Enfin… Première place… Elle est 2e dans la sous-catégorie « Connectivité, capital humain et innovation », 3e pour la catégorie « Marché tertiaire & accueil des entreprises », 4e pour ses performances économiques et 8e concernant la qualité de vie. Rappelons que tous ces critères et les informations prises en compte dépendent des priorités des journalistes qui analysent les données.

Tours s’impose donc grâce à la meilleure moyenne selon les chiffres qui intéressent Challenges devançant Dijon (5e), Clermont (4e), Brest (3e) et notre éternelle « rivale » Orléans, 2e et même N°1 sur le critère « Marché tertiaire & accueil des entreprises ». Ce qui est génial avec ce genre de classement, c’est qu’il semble plus publié pour aider les politiques à se faire mousser auprès de leurs bases de supporters que réellement pour attirer de nouveaux habitants (en interview, on n’a encore jamais rencontré personne qui est venu à Tours après avoir lu un top de Challenges, du Point ou de L’Express. Si ça existe, qu’on prenne rendez-vous sur le champ, svp).

Ainsi, les personnalités qui ont participé à la gestion de la ville de 2014 à 2020 sous Serge Babary et Christophe Bouchet ont immédiatement inondé les réseaux sociaux d’une photocopie de la page du magazine (et tant pis pour le pillage en règle d’un article journalistique payant). On vous résume : on est fiers du travail accompli, c’est une juste récompense, et vous allez voir avec les écolos dans 6 ans on ne sera plus aussi hauts.

Ce classement de Challenges, on aurait pu vous en parler… Mais pour êtes intègres il aurait aussi fallu qu’on vous parle du top des 50 villes françaises qui créent le plus d’entreprises malgré la crise. Tours est 41e (toujours devant Orléans mais loin derrière Dijon, Brest et Clermont). Bizarrement, personne ne s’en vante sur Facebook.

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