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Avec LVOE, le rock n’a pas d’alternative.

Samedi soir c’est du côté du Point Haut qu’il faudra être pour les amateurs de musique. Une partie de la fine fleur de la scène locale a en effet décidé de squatter les lieux avec la bénédiction de la Compagnie Off pour y organiser une belle soirée musicale et une belle fête tout court.

A l’origine de cette soirée, nommée poétiquement « La bOhème Urbaine », on retrouve le groupe LVOE qui « avait envie d’une grosse teuf dans un lieu comme un hangar » nous disent les membres et qui s’est rapproché de l’association « Les Sons du sous-sol » pour l’organisation avant de proposer à d’autres groupes tourangeaux de participer à la fête.

Pour l’amour du rock

LVOE, on les retrouve d’ailleurs en cette journée de mars dans les studios du Temps Machine où le groupe s’est réfugié pour préparer son set, mais aussi ses nouveaux morceaux. Le studio, lieu de conception et lieu d’intimité par excellence, un huis-clos indispensable à tout groupe et peut-être encore plus aux LVOE. Véritables métronomes, les LVOE aiment en effet prendre le temps de donner du corps et du sens à la musique. « C’est vrai qu’on aime passer des heures à être enfermés dans notre studio à s’engueuler et débattre sur la musique » raconte Romain le chanteur du groupe, quitte à ne pas bousculer les choses et se faire un peu oublier quelques mois. Un véritable luxe à l’heure de la communication immédiate et de l’instantanéité qu’ils prennent et qu’ils assument. « Depuis la sortie de T.I.N.A, leur 2e EP l’an passé, on a continué à bricoler notre musique dans notre coin. On a jamais autant bossé que cette année en fait, on s’y est consacré encore plus pleinement qu’avant » poursuit Charles-Elie (guitare et machines).

Les LVOE poursuivent la démarche qui est leur depuis leur création en 2015 : se concentrer sur la musique, sans artifices autour et surtout l’envie de ne pas brûler les étapes quitte à refuser des concerts comme ce fut le cas après la sortie de leur 1er EP «A Mispelling of Love» en 2015, parce qu’ils ne se sentaient pas prêts. « Ce qui nous caractérise je pense c’est que nous sommes des producteurs au sens premier du terme » nous disent-ils, des bricoleurs de musique certes mais précis et pointilleux.

« God bless the blue orange »

Leurs deux premiers EP avaient d’ailleurs été assez largement salués pour leur ambiance rock des années 90 rappelant la scène Madchester qui a fait émerger nombre de groupes british de l’époque. Une influence qu’ils ne renient pas même si les LVOE tendent plus aujourd’hui à être eux-mêmes. Au cours de ces derniers mois, plusieurs nouveaux morceaux ont ainsi été travaillés et d’autres vont voir le jour. Des morceaux sur lesquels les LVOE essayent d’être dans quelque chose de plus personnel nous disent-ils : « On essaye de plus nous raconter, avec les risques que ça comporte, mais cela commence à ressembler à ce qu’on veut. »

Un album sortira peut-être d’ici un an. Avant cela, comme une mise en bouche, ils sortent un double titre en physique qui sera disponible à la bOhème Urbaine ce week-end et ont également publié sur le net un de ces deux titres « God bless the blue orange ».

 

LVOE chantaient TINA l’an passé, pour « There is no alternative », le célèbre slogan attribué à Margaret Thatcher. A l’écoute de ce single, aucun doute, pour eux la seule alternative qu’il y a c’est bel et bien le rock.

Un degré en plus :

Les LVOE sont à retrouver ce samedi soir (08 avril) au Point Haut (à Saint-Pierre-des-Corps) dans le cadre de la bOhème Urbaine. Une soirée où ils seront en compagnie de Thé Vanille, de Chevalien, de Plage 84 et d’Arno N’Joy. Des surprises et des arts graphiques sont également au programme. L’entrée est à tarif libre.

A noter qu’une navette gratuite est prévue entre la gare de Tours et le Point Haut à l’aller comme au retour.

ALLER (Gare de Tours -> Point H^UT) : 19h00 – 19h45 – 20h30 – 21h15
RETOUR (Point H^UT -> Gare de Tours) : 01h00 – 01h45 – 02h30 – 03h15

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