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« Loches est une pépite touristique avec un fort potentiel de développement »

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Transformer un lieu historique en friche en lieu de villégiature ou en pépinière économique : voilà une tendance très française ces dernières années. Dans ce domaine, on pense immédiatement à l’ex-imprimerie Mame de Tours devenue un incubateur de start-up. A Bordeaux, c’est le projet Darwin qui fait office de symbole pour le renouveau entrepreneurial. Dans la catégorie hôtels, le groupe Radison Blu a superbement transformé l’ancien palais de justice de Nantes. La chaîne Best Western vient de faire la même chose avec l’ancien tribunal de Loches. Les premiers séjours y ont eu lieu le 6 août, après 7 ans de procédures et de travaux.

Céline Péneau a rejoint la marque Best Western en 2010, pour accompagner l’ouverture d’un hôtel 4 étoiles à Clisson en Loire-Atlantique, établissement installé dans une ancienne filature de lin. La voilà aujourd’hui directrice d’un deuxième établissement de la même catégorie : l’Hôtel de la Cité Royale de Loches, installé dans l’ex-palais de justice de la ville et donnant sur une place complètement rénovée pour lui offrir une vitrine digne de son standing.

« Il y a de la fierté d’avoir réalisé ce projet, d’arriver à son aboutissement » réagit la responsable en précisant qu’il y a « des traces d’ancien de l’ancien dans toutes les pièces. » :

« Nous avons gardé la nomination Palais de Justice sur le fronton, il y a les grandes colonnes à l’ouverture, les grilles, les statues dans le hall de réception, la mention Tribunal de Paix au-dessus d’une des portes… Nous avons vraiment voulu faire un mix entre les traces du passé et le contemporain. Par exemple, toutes les façades ont été refaites à l’identique avec de la pierre de tuffeau apposée par des entreprises locales qui ont un savoir-faire unique. Quand on déambule dans le bar ou la salle du petit déjeuner, on sent qu’il y a eu des moments forts qui se sont passés entre ces murs. Le résultat c’est que nous n’avons que des félicitations pour cette rénovation mais aussi que nos salariés connaissent l’histoire du bâtiment, et y sont très attachés. »

Néanmoins, les travaux ne sont pas encore totalement achevés : quelques finitions restent à faire. En fait, le chantier a pris du retard à cause des problèmes de livraisons de matériaux et les difficultés de recrutement que doivent affronter les entreprises de BTP. Un souci que l’hôtellerie subit aussi, le restaurant du Best Western Plus étant fermé les dimanches et lundis faute de chefs de partie suffisants en cuisine, idem pour les chefs de rang en salle.

Des prix à partir de 104€ la nuit

Cela n’a pas empêché l’ouverture début août, avec une équipe de 25 personnes… et un certain succès à en croire la direction : « On a tout de suite bien travaillé avec les touristes ou les entreprises qui nous ont sollicités pour des repas, des séminaires ou de l’hébergement. Pour les vacances de la Toussaint nous avons à la fois des familles et de la clientèle affaire. » Et même quelques étrangers (Néerlandais, Espagnols ou Belges). Parmi les atouts pour obtenir des réservations : la piscine intérieure chauffée toute l’année et très prisée les vendredis et samedis (elle est aussi accessible pour le public extérieur via des créneaux d’1h incluant un soin et l’entrée au spa équipé d’un hamman). « On se veut un lieu ouvert à tous et les gens sont assez curieux » retient Céline Péneau.

L’hôtel lochois est accessible à partir de 104€ la nuit, et quelques dizaines d’euros en plus si l’on veut une vue sur le jardin voire la Cité Royale. La rénovation a été assurée par le même architecte que pour l’hôtel de Clisson… et c’est aussi le même propriétaire qui possède les murs :

« On savait sur quoi on s’engageait. Une rénovation ce n’est pas une création. On a des contraintes techniques qui ne sont pas les mêmes que lorsqu’on créer un immeuble avec quatre murs droits. Mais nous avions une passion et une envie commune. Ce sont vraiment des projets intéressants parce qu’on travaille sur des bâtiments qui ont du patrimoine, des villes qui proposent une destination historique avec un passé. C’est passionnant et nous en tant que professionnels on se base dessus pour raconter une histoire à nos futurs clients. »

De quoi laisser penser à d’autres chantiers du même genre ? Céline Péneau répond par l’affirmative : « Nous avons le souhait de développer ce genre de rénovation sur d’autres sites. » L’hôtellerie et ses gros moyens financiers à la rescousse d’un patrimoine délaissé… Les financiers y voient leur intérêt. Les communes aussi. Même si tout le monde n’y va pas, offrir une offre 4 étoiles avec atout historique est un argument de choix, surtout quand l’établissement ouvre ses portes aux non-clients, ne serait-ce que pour son bar ou via les expositions promises dans la galerie en rez-de-jardin. Rien n’empêche d’entrer pour jeter un œil aux vieilles pierres, comme ça se fait dans de très célèbres grands hôtels en France et dans le monde (Québec, Ottawa…).

« On sait très bien que les gens sont friands de découvrir des endroits hors du commun » résume la directrice lochoise qui voit en la ville « une pépite touristique, déjà connue et reconnue, et avec un fort potentiel de développement auquel on participera certainement. En tant qu’établissement, on vend la destination quoi qu’il en soit » conclut-t-elle. Prochaine objectif : obtenir la certification écologique Clef Verte en 2022, grâce notamment à son partenariat avec la marque de cosmétiques Maison Caulières de Dolus-le-Sec pour les produits de douche et de spa.

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