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[Le Qui est Qui des Municipales à Tours] Tout ce que vous devez savoir sur le candidat Benoist Pierre

Les dimanches 15 et 22 mars on vote pour renouveler le conseil municipal de Tours. Sur 37 degrés, on a choisi de vous présenter en détail les candidats en tête de liste pour apprendre à les connaître avant de faire votre choix dans l’isoloir. Aujourd’hui, découvrez le portrait de Benoist Pierre.

Fiche technique :

51 ans – Professeur et doyen de l’université de Tours – Centriste, engagé à La République En Marche

Le CV :

Enseignant à l’Université de Tours depuis 2003 après des études à Sciences-Po Paris et à l’Institut Universitaire Européen de Florence, Benoist Pierre est agrégé et docteur en Histoire. Depuis 2016, il dirige en tant que doyen le CESR, le Centre d’Etudes Supérieures sur la Renaissance. A partir de celui-ci il a créé « Intelligences des Patrimoines », un programme de recherches transversales associé à un incubateur régional dédié au tourisme.

En politique, Benoist Pierre en est à sa première élection. Un temps proche du Parti Socialiste, il se revendique de centre-gauche et s’est rapproché de La République En Marche après 2017 avec l’ambition de se lancer comme candidat aux élections de mars prochain. Coordinateur de la Grande Marche des Municipales dans cette ville pour LREM, il a animé la pré-campagne et construit une équipe autour de lui pour briguer la mairie, aidé par les comités locaux de LREM. Après une bataille face au maire sortant Christophe Bouchet, il a finalement obtenu l’investiture du parti présidentiel à l’automne.

Le style :

De sa carrière universitaire, Benoist Pierre a su en tirer des talents d’orateur et de pédagogue. A l’aise à l’oral, le candidat s’exprime facilement et a le sourire et le contact facile. Dans un contexte social tendu et face aux opposants de la politique gouvernementale venus perturber son premier meeting de campagne ou ses rencontres sur les marchés, il a montré qu’il avait la capacité de garder un certain self-contrôle, tout en faisant preuve de dialogue. Finalement, c’est l’image d’un homme modéré qui ressort, même s’il peut se montrer également tranchant vis-à-vis de ses adversaires politiques.

Ses principales idées :

Benoist Pierre veut renouveler les pratiques politiques en associant les Tourangeaux en amont des projets via des commissions extra-municipales.  Sans surprise, sa candidature reprend de façon générale un triptyque éculé : proximité, sécurité, environnement. Parmi les grandes idées, on note le passage vers la gratuité totale des cantines scolaires, l’augmentation du nombre de policiers municipaux, l’équipement de cette même police municipale d’un drone, la création de deux parcs urbains au nord et au sud de la ville ou encore la création d’une Maison des Entreprises à l’Ilot Vinci près de la gare

Lire également sur Info Tours, notre article sur son programme

 

Ses points forts :

On l’a dit plus haut, son style plaide en sa faveur. Homme de synthèse, il sait se montrer à l’écoute et en fait un argument premier. Alors que la volonté de démocratie plus directe n’a jamais été aussi forte, il axe beaucoup son projet dessus. Il peut incarner également un certain renouveau en tant que primo-accédant à la politique, ce qui n’est pas à négliger vu les dernières tendances électorales des années passées.

Benoist Pierre a su fédérer autour de sa personne également un comité de soutien large et varié, autour du mouvement En Marche bien sûr mais pas seulement, puisqu’il revendique sur sa liste un tiers de « Marcheurs », un tiers de personnes issues de la fameuse société civile et enfin un tiers d’horizons politiques différents. Son positionnement au centre peut apparaître comme un avantage, avec un brassage large allant du centre-gauche au centre-droit, dans une ville qui a souvent choisi des élus modérés.

Ses points faibles :

Paradoxalement ses points forts sont également ses points faibles. Le nombre de candidats se revendiquant du centre-gauche ou droite sont nombreux (Mickaël Cortot, Philippe Lacaile, Nicolas Gautreau d’un côté, Xavier Dateu et Christophe Bouchet de l’autre), de quoi craindre un partage des voix des électeurs de ces tendances.

De plus, l’investiture par La République en Marche, acquise dans la douleur face à Christophe Bouchet, se retourne aujourd’hui contre lui avec un contexte politique national défavorable. Paraissant intouchable il y a moins d’un an, LREM connaît en effet ses premières difficultés politiques réelles. Ses opposants ont dès lors tout le loisir de tenter de nationaliser le débat pour l’affaiblir. Il l’a bien compris et s’il affirme être fier de cette investiture, il tente néanmoins aujourd’hui de la minimiser.

Enfin, le côté nouveau en politique pourrait faire douter certains électeurs au moment de mettre le bulletin dans l’urne qui pourraient privilégier alors un candidat à l’ancrage politique plus affirmé pour gérer la Mairie et toutes les responsabilités qui en découlent.

La question bonus :

Savez-vous que depuis qu’il est candidat Benoist Pierre a une page Wikipedia ? La campagne se joue aussi partout sur le Web…

Un degré en plus :

> Son site de campagne : https://www.benoistpierre2020.fr/

> Sa page Facebook : https://www.facebook.com/BenoistPierre2020/

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