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L’album souvenir de Terres du Son 2019

3 jours de festival, des dizaines de concerts, de longs kilomètres parcourus dans tous les sens… Pour Terres du Son l’équipe de 37° et d’Info Tours a déployé de gros moyens. Pour être partout, tout le temps. A l’heure du bilan, on vous fait découvrir les coulisses de cette mission très spéciale code TDS2019.

Pas de match de l’équipe de France de football entre le 12 et le 14 juillet 2019 : cette année Terres du Son n’avait pas de grande concurrence sportive. A part peut-être le Tour de France, mais comme les coureurs arrivent en fin d’après-midi ça laissait largement le temps d’arriver pour profiter des principaux concerts de la 15e édition du festival. Le résultat est là : près de 40 000 personnes ont transité en trois jours sur le Domaine de Candé à Monts (35 000 en 2018), dont 14 000 dans l’espace payant vendredi soir pour la grosse soirée (avec le concert d’Angèle), 12 000 samedi avec Gringe et Vald… Et quelques milliers juste venus profiter du village gratuit, de ses espaces ombragés, de la fanfare, de la vue sur le viaduc de la Vallée de l’Indre… Toujours aussi agréable d’y manger une fouée avec fromage de chèvre et miel de Touraine, ou d’y attraper une glace de ferme.

Dans la foule : des groupes d’amis, des familles, des Tourangeaux, des Bretons… Et beaucoup de déguisements. Parce que c’est pratique pour se repérer avec ses potes, notamment. Parmi nos coups de cœur de cette édition : les Tortues Ninja, et bien sûr notre collègue Hugo qui a porté poncho et sombrero tout le week-end…

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Et l’avantage du sombrero c’est qu’on peut aussi s’en servir pour faire la sieste sans subir le soleil en pleine face…

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Le soleil, il était avec nous tout le week-end, « c’est toujours plus agréable que sous la pluie » dissertaient les organisateurs lors de la traditionnelle conférence de presse de bilan du festival. Clairement, on préfère avoir de la poussière que de la boue sur les chaussures. C’est aussi plus pratique pour s’asseoir dans l’herbe, notamment quand Mathieu et Christelle veulent préparer le matos…

…Ou qu’Hugo décide qu’il est en pause et discute avec une bénévole déjà rencontrée l’année dernière. Des bénévoles, on en compte presque 1 000, des bars à l’espace enfants (une quarantaine) en passant par la cantine et les toilettes sèches. Au moment de commander une bière, on a discuté avec un petit nouveau :

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Plus qu’un festival, Terres du Son se revendique comme éco-festival. Sans voir attendu les grandes marches pour le climat des derniers mois. Parce qu’il est en plein milieu d’un site naturel avec des vergers, par exemple. Mais tout simplement parce que c’est dans l’ADN de l’ASSO qui l’organise. Pour mesurer son empreinte sur l’environnement, il a ainsi demandé la tenue d’une étude détaillée. Va faire mesurer précisément son poids en déchets. Et tente chaque année de nouvelles initiatives pour être moins énergivore (baisse du nombre de groupes électrogènes) ou moins dépendant du plastique à usage unique (quasiment fini les bouteilles d’eau dans les coulisses, autorisation des gourdes transparentes, incitation à venir avec son propre gobelet, nouvelles fontaines à eau…).

Bon, ça n’a pas empêché Clémence d’acheter une bouteille d’eau pétillante, mais elle avait aussi sa propre gourde.

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Cet accent écologiste prononcé ne peut à priori que s’accentuer. Par exemple en réduisant les quantités de viande servies. Mais le principal défi, le voici : réduire autant que possible la dépendance du festival à la voiture. 150 bus ont circulé cette année entre la gare de Tours et Monts (quelques trains aussi), bien plus que prévu. Les navettes n’étaient pas toujours remplies mais très demandées à certaines heures (vendredi soir pour venir de Tours, samedi soir pour rentrer de Candé) au point qu’il a fallu multiplier les rotations, au-delà des horaires prévus (certains festivaliers sont rentrés à 6h dimanche matin, après une longue attente).

Solution alternative : le vélo (avec le dispositif Pédalons jusqu’à Terres du Son), puis le camping sur place. Olivier s’est entraîné pour 2020…

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S’améliorer d’année en année, Terres du Son cherche aussi à le faire pour accueillir au mieux les personnes en situation de handicap. Portée par l’athlète handisport tourangeau Romain Guérineau, une délégation est venue tester les installations pendant le week-end, et à la veille de l’ouverture. « Dans l’ensemble le site est très bien accessible, des petites choses ont été modifiées suite à nos remarques et d’autres le seront l’année prochaine » nous explique le sportif, satisfait de la démarche. Parmi les changements de 2019 on peut souligner l’extension des chemins pour fauteuils roulants, en plus des plateformes surélevées devant les scènes ou les colonnes vibrantes pour personnes sourdes ou malentendantes.

Autant de dispositifs qui n’ont pas échappé à l’œil de Delphine, toujours à l’affût de la meilleure photo…

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Avec Pascal et Morgan, Delphine a arpenté les quatre grandes scènes de Terres du Son et celles du village. Vous avez déjà pu voir les photos de Vald, Balthazar, Angèle ou Jeanne Added. Pas celles de Clara Luciani, Last Train ou Thérapie Taxi. La raison est simple : pour plusieurs têtes d’affiche, les productions des artistes imposaient des conditions drastiques à nos équipes, et aux confrères. Parmi elles : une validation obligatoire des clichés avant diffusion ou la menace d’une demande de suppression des clichés. Quand le droit à l’image vient parasiter le droit à l’information on se retrouve dans une situation malaisante inacceptable pour notre média.

Nous avons refusé de nous plier à ces conditions, et déplorons vigoureusement leur tendance à se multiplier. Ubuesque à l’heure des réseaux sociaux, où le public filme et photographie en permanence pour diffuser sur le web. Cette tentative d’imposer un rapport de force entre managers et médias sans discussion possible nous semble, en prime, préjudiciable pour des artistes que l’on aimerait pouvoir mettre en avant, et donc par ricochet pour notre lectorat qui se voit priver d’une information complète.

Pour compenser, voici donc un selfie flou d’une partie de l’équipe pendant un gros concert…

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Cette mésaventure ne doit pas nous faire oublier l’essentiel : la qualité artistique de ce Terres du Son 2019. Avec le départ d’Hugues Barbotin en 2019 et l’arrivée d’Odran Trumel à la direction de l’ASSO, une page s’est tournée. Une nouvelle direction a été engagée… mais l’esprit est resté identique. Le festival continue de mixer les styles pour amener en Touraine à la fois des grosses machines taillées pour assurer l’ambiance (Angèle, Thérapie Taxi…) des artistes qu’on ne voit pas ici le reste de l’année (Gringe, Metronomy, Lou Doillon…) et suggérer dans le même temps à un public curieux des découvertes comme les Coréens de Jambinai, Kompromat, Ajate ou Oktober Lieber.

Dans ces quatre cas – et dans d’autres – la fusion s’est opérée entre connaisseurs et néophytes. Signe d’une alchimie réussie. Pour le plus grand plaisir de tout le monde…

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C’est donc après d’excellents moments de scène (Balthazar, Jeanne Added, Ephèbe…) que l’on repart de cette édition 2019 de Terres du Son. On s’est surpris à danser de manière compulsive devant Vald, on a eu plaisir à retrouver les rockeurs tourangeaux d’LVOE, et profité à fond de chaque refrain de Rendez Vous. Naturellement sur un week-end, on peut avoir quelques regrets. Comme devant Angèle, au show trop convenu. Ou parce qu’on a raté la fin de Metronomy pour s’éviter des bouchons.

3 jours c’est intense mais aussi un peu trop court. C’est d’un côté une belle rampe de lancement pour nos chouchous locaux (Grande, Chevalien…) et l’espace d’explosion pour des pointures comme The Inspector Cluzo et son rock entraînant ou Clara Luciani, plus épanouie qu’à Bourges.

Allez on laisse cette belle édition 2019 ici, avec le dernier épisode de notre Vlog à Terres du Son réalisé par Clémence et Hugo :

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