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La Tourangelle Élisabeth Segard explore les coulisses des Invalides

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De Paris on visite en premier la Tour Eiffel, l’Arc de Triomphe, le Louvre ou le Sacré Cœur. Ne pas négliger les Invalides nous dit Élisabeth Segard dans son 3e roman. L’auteure tourangelle nous emmène au beau milieu d’un édifice qui est bien plus qu’un monument ou le site accueillant les grands hommages nationaux.

La pratique de la chasse au trésor est une passion enfantine qui perdure parfois jusqu’à l’âge adulte. Elle peut demeurer en sommeil mais revenir hanter nos pensées à tout moment. C’est un peu ce que raconte Si fragiles et si forts, le 3e ouvrage de la Tourangelle Élisabeth Segard. Cette fois il n’est pas question d’un oiseau aux innombrables frasques ni d’enquête policière dans un petit village, intrigues développées dans ses deux premiers livres. La journaliste mère de famille change de registre. Après Lille et le Val de Loire, la voici qui narre une histoire parisienne, teintée de huis-clos (un appartement familial, une chambre de maison de repos, un monument aux entrées difficilement pénétrables).

On y suit Abdel, jeune garçon débrouillard qui se passionne pour Napoléon et veut retrouver un trésor du XIXe siècle qu’il suppose enfoui dans un coin des Invalides. C’est son secret, sa marotte. Profitant des vacances scolaires et de l’absence de sa mère qui travaille toute la journée, le voilà qui prend le métro pour mener sa quête. Comme toute aventure, il va se trouver des partenaires, en l’occurrence les pensionnaires de l’hôpital militaire, gueules cassées aux manières attendrissantes. Bien que sceptiques, ces hommes-là finiront par se prendre au jeu quitte à se mettre en danger.

Une histoire inspirée d’une expérience personnelle

Au fil des pages, on suit également la rescapée d’un attentat, accueillie en les murs des Invalides. Elle, le trésor qu’elle a perdu c’est sa faculté à articuler les mots. Sa quête s’avèrera au moins aussi longue que celle d’Abdel. Deux histoires parallèles au départ puis qui s’imbriquent. Parce que l’on y ressent l’espoir, la détermination, l’émerveillement.

Si fragiles et si forts n’est pas le roman le plus léger d’Élisabeth Segard. C’est probablement le plus personnel : « Ma première visite aux Invalides remonte au printemps 2018. J’allais y retrouver une amie hospitalisée » raconte-t-elle dans la postface de l’ouvrage. « Ce fut une découverte incroyable » poursuit-elle, émue par les témoignages recueillis sur place. Des paroles et une expérience qui ont nourri son livre, autant que les faits historiques. Plus grave, chargée en émotion, l’histoire n’en est pas moins empreinte de légèreté et d’humour. Et si l’on se trouve mal à l’aise avec les symboles militaires ou la fascination que peut exercer l’époque napoléonienne (non avare en moments gênants) on pourra se conforter dans les aventures humaines avec des personnages attachants que l’on pourrait vouloir serrer dans ses bras.

Un degré en plus :

Si fragiles et si forts d’Elisabeth Segard, Editions Eyrolles, 16€.

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