A la unePolitique

Christophe Bouchet promet un projet ambitieux et audacieux

Il y avait foule samedi matin, à l’angle de la rue Buffon et du boulevard Heurteloup. Ici, dans les locaux d’un ancien restaurant, Christophe Bouchet, le maire de Tours, candidat à sa succession aux prochaines élections municipales, inaugurait son local de campagne.

« Une permanence visible et accessible, grande ouverte à tous les Tourangeaux, c’est pas le cas de tout le monde » a attaqué Christophe Bouchet en préambule, en adressant une pique au candidat LREM Benoist Pierre qui de son côté à ouvert une permanence non visible de la rue, à l’étage d’un immeuble. Cette inauguration était ainsi l’occasion de gonfler les muscles pour la droite, d’afficher un visage conquérant et de montrer son unité. 300 personnes venues, certaines restées à l’extérieur, présence des grands pontes de la droite locale, de Philippe Briand à Serge Babary en passant par la députée Sophie Auconie, il fallait montrer une image de dynamisme et d’union pour ce temps qui lance pleinement la campagne.

Car celle-ci ne sera pas simple. La majorité sortante aura en effet fort à faire, avec face à elle une gauche rassemblée autour de l’élu écologiste Emmanuel Denis, un candidat La République En Marche, Benoist Pierre, voulant conquérir cette ville importante pour l’implantation locale du parti présidentiel ou encore la candidature à droite de Xavier Dateu et des candidats de Claude Bourdin à Nicolas Gautreau en passant par Philippe Lacaile qui ont tous comme cible principale le maire sortant.

Christophe Bouchet le sait, il faudra défendre un bilan et un mandat dont il n’a pas toujours aisé de comprendre la ligne directrice.

Réussir à prendre une mairie à une majorité installée depuis 19 ans, comme l’a fait la droite en 2014, n’est jamais aisé. Il faut forcément du temps pour appréhender la prise en main de la gestion d’une ville de 140 000 habitants. C’est le syndrome du mandat de transition. Oui mais au-delà de ce fait valable pour beaucoup de nouveaux élus, il y a eu aussi des erreurs et couacs venant parasiter l’action municipale : départ du maire Serge Babary au Sénat, élus quittant la majorité, rétro-pédalages sur certains sujets… L’heure du bilan approche et les Tourangeaux jugeront aussi cela, au-delà des intentions et des projets présentés.

Et s’il est conscient que tout n’a pas été réussi, Christophe Bouchet entend néanmoins défendre son action à la tête de la ville, ainsi que celle de son prédécesseur. « On avait annoncé ce qu’on ferait et à peu de choses près on a réalisé ce qu’on avait annoncé » exprime-t-il ainsi devant ses soutiens ce samedi matin en citant notamment les questions de sécurité (« Partout où on met des caméras cela fonctionne »), de voirie, de propreté urbaine mais aussi de la gestion de la dette, le gros morceau du mandat en cours. « Sur tous ces sujets on a été présents au rendez-vous et on le sera encore demain » poursuit le candidat soutenu par les partis Les Républicains, UDI, Parti Radical et Agir. Et ce dernier de poursuivre sur la dette « On va s’engager sur un contrat de mandat, car il y a toujours besoin de réduire la dette afin de voir au-delà. »

Continuité mais aussi rupture

Le ton de la campagne est ainsi donné, le candidat Bouchet s’inscrit dans les pas de son action de maire. « Nous allons proposer aux Tourangeaux un programme ambitieux, audacieux et dans la stabilité de ce qu’on a fait. » Un programme dont la rédaction a été confié à Thibault Coulon et Mélanie Fortier, et sera dévoilé dans le détail dans les prochaines semaines.

Et alors que devant la permanence passent en vélos les membres de la liste « Pour Demain, Tours 2020 », Christophe Bouchet d’évoquer également « les ruptures » avec la politique menée jusque-là. « La vie a changé, tout le monde aujourd’hui a pris en compte l’urgence climatique. ll va falloir que l’on soit en vraie rupture sur ce sujet. Il ne faut plus qu’il y ait une seule action de la ville sans se poser la question si on agit en bien sur les questions de développement durable. » Et Christophe Bouchet de promettre déjà 5 postes d’adjoints dédiés au développement durable en cas de réélection…

Print Friendly, PDF & Email