• Syndicat Mobilités
  • CDNT
  • Syndicat Mobilités
  • CDNT

Deuxième ligne de tramway : Un coup de pouce de l’Etat avant l’Enquête Publique

PUSA
Share on facebook
Facebook
Share on twitter
Twitter
Share on email
Email

L’annonce de 42 millions d’euros alloués par l’Etat dans le cadre de l’appel à projet Grenelle IV, pour la deuxième ligne de tramway ravit les élus locaux, ville de Tours ou Métropole. Une bonne nouvelle dans ce projet majeur pour le territoire métropolitain.

D’Emmanuel Denis, le maire de Tours, à Wilfried Schwartz son homologue de La Riche et président du Syndicat des Mobilités, en passant par Frédéric Augis, le président de Tours Métropole, les élus locaux affichaient un satisfecit général ce mercredi. Le projet de deuxième ligne de tramway va en effet bénéficier d’une aide de 42 millions d’euros de l’Etat dans le cadre du Grenelle IV lancé en décembre 2020 pour soutenir les nouveaux projets de transports en commun. L’Etat avait alors mis une enveloppe globale de 450 millions d’euros dans cet appel à projets. Pour Tours, les 42 millions d’euros devront servir à la fois à la deuxième ligne de tramway mais aussi à la future ligne de Bus à Haut Niveau de Service (BHNS) prévue dans le même temps entre Rochepinard et la gare de Tours. Ils s’ajoutent aux 4,6 millions d’euros de subventions de l’Etat déjà attribuées en avril dernier dans le cadre du plan de relance. Loin d’être anodin pour ce projet à 420 millions d’euros (485 millions d’euros avec les projets annexes comme les voies cyclables selon la présentation qui avait été faite à l’automne 2020) et pour lequel la Métropole s’était fixée comme objectif de trouver 160 millions d’euros d’aides et de subventions (Département, Région, Etat, Europe…) afin de recourir au maximum à 330 millions d’euros d’emprunts.

« Je suis satisfait car nous attendions 36 millions, soit 9% du financement du projet, là nous obtenons 10% ; soit le taux maximal, cela montre toute la cohérence du projet dans son entièreté », confiait ainsi Frédéric Augis après l’annonce gouvernementale.

« Le projet dans son entièreté », le mot n’est pas anodin dans la bouche du président de Tours Métropole, une petite musique se répandant de plus en plus ces dernières semaines au sein des élus de la ville de Tours, en faveur d’une priorité à donner à l’axe sud Verdun-Chambray, au détriment de l’axe ouest en direction de La Riche et plus sujet aux complications.

La ligne complète renforcée par ce financement ?

Encore la semaine dernière au Conseil Muncipal de Tours, Christophe Bouchet, l’ancien maire et élu d’opposition, exhortait Emmanuel Denis, à se focaliser dans un premier temps sur la demi-ligne Verdun-Chambray, au regard du montant du projet et de son impact sur les finances publiques. Au sein même de la majorité de Tours, certains élus, bien que continuant à défendre l’intégralité du projet, montraient également plus de réserve ces derniers temps, sur la capacité de réalisation de l’ensemble de la ligne d’ici 2026. Emmanuel Denis a même de son côté, demandé des garanties à Frédéric Augis, dans une lettre ouverte au Président de Tours Métropole, en fixant cinq conditions à remplir par la Métropole. Des conditions « sine qua non à son succès » expliquait-il.

La première d’entre-elles selon le maire de Tours c’est le report modal de la circulation automobile en favorisant le covoiturage mais aussi en actant un schéma cyclable avec financement et calendrier, l’engagement d’une étude pour un nouvel échangeur de l’A10 au niveau de Rochepinard ou encore le transfert de la gare routière à proximité de l’aéroport.

Emmanuel Denis demande par ailleurs des garanties de financements de la part de la Métropole des projets connexes avant 2026 : boulevard Tonnellé, place Jean Jaurès, place Saint-Eloi, place Rabelais… Il évoque également le financement nécessaire de projets directement liés comme la construction d’un parking silo dans la ZAC des casernes ou l’aménagement de l’avenue Stendhal dans le quartier des Fontaines… Concernant le boulevard Béranger, point qui cristallise des oppositions fortes, là encore le premier édile tourangeau se montre prudent : « il est nécessaire d’apporter des garanties sur le maintien en bonne santé des arbres » écrit-il, alors qu’une étude racinaire a été réalisée cet été. Enfin dernière condition pointée dans le courrier : la gouvernance du projet aujourd’hui floue suite aux départs des directeurs de projet, selon lui…

L’enquête publique comme juge de paix

Du côté de Frédéric Augis, on entend ces rumeurs d’une remise en cause du projet, mais ce dernier explique « ne pas y prêter attention » et « s’en tenir aux faits » : « Il y a un projet qui a été voté par l’ensemble du Conseil Métropolitain et les conseils municipaux de chaque commune concernée. Je ne vois pas aujourd’hui de raison de le remettre en cause. »

Et le président de Tours Métropole de regarder plutôt vers l’étape d’après, celle de l’enquête publique qui fera office de juge de paix et dont le lancement est prévu début 2022. Une étape importante pour la réussite ou non de ce projet de tramway pensé aussi comme outil permettant de repenser l’espace urbain et donc aussi de la réussite ou non du mandat actuel.

(Article lu 1 fois, 1 lectures aujourd'hui)
Share on facebook
Facebook
Share on twitter
Twitter
Share on email
Email

Météo

La météo vous est offerte par :

Inscription à la newsletter

Vous pourriez aussi aimer

Vous aimez lire 37 degrés ?

Alors suivez-nous sur les réseaux sociaux !

FILBLEU