On a testé pour vous… La Forêt des VIP (et des NIP).

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Canicule oblige, on saute l’intro de contextualisation classique qu’on enseigne dans les écoles de journalisme et on vous renvoie au site officiel de la Forêt des Livres. C’est bon ? Vous êtes revenus, vous êtes bien dans le trip ? OK, c’est parti.

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Toutes les routes alentour coupées, il faut contourner par une petite route superbe qu’on vous recommande (aller jusqu’à Loches, tourner à droite au rond-point du Noz, puis à gauche à celui d’après 100m plus haut et savourez).

Après avoir garé la voiture dans un grand champ à l’orée d’une forêt de sapin, nous voilà dans ce qui peut avoir plusieurs qualificatifs selon la position de chacun. Pour ceux qui kiffent la notoriété : un temple du people (du «sur le retour», de l’indétrônable, du tout frais, de l’improbable, de l’éphémère) ; pour les amoureux des livres : un endroit tout à fait charmant pour en acheter et se les faire dédicacer en vue des longues soirées d’hiver ; pour les promeneurs du dimanche qui en ont ras-le-bol de marcher quatre heures sans croiser le moindre bipède à station verticale : une sorte de nirvana ; pour les auteurs et les éditeurs, une escapade exotique et improbable, tout à fait hors du temps et d’une certaine réalité.

C’est sûr qu’un endroit où tu peux croiser Bernard Menez en train de boire du Saint-Nicolas de Bourgueil à côté de Roman Polanski sous des arbres centenaires avec une sono qui passe du Renaud en boucle, c’est un truc unique au monde.

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En tant que journaliste et donc «de l’autre côté de la barrière» – mais pas complètement, hein, faut pas déconner non plus – tu peux vivre ton quart d’heure warholien quand tu t’approches des barrières derrière lesquelles des dizaines de personnes se pressent pour voir des gens connus en vrai (mais surtout pas pour acheter leur bouquin). Dans le doute ils te scrutent de très près en se concentrant à mort pour savoir si t’es un VIP ou pas : là, il suffit que tu planques ton appareil photo dans ton sac, que tu ralentisses le pas en te donnant un air important et que tu fasses un geste discret de la main comme pour refuser toute photo et hop, du doute tu passes à l’émeute. Et pendant que tu te défais péniblement de ces fans collants qui veulent absolument se selfier avec toi, tu commences à entendre des «Mais c’est qui ? C’est qui ?» Et là personne ne peut évidemment répondre parce que tu n’es en réalité qu’un pauvre pigiste de PQR de base, un Non Important People donc, mais tout le monde a l’air super content. Y’a pas de mal à se faire du bien.

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Bon, dans nos coups de cœur de cette 21e édition, pas de livre (car pas assez de temps, on fait un dur métier vous savez, et on en a déjà trop à la maison) : une séance photo à rallonge sur le perron du Château entre Roman Polanski et différents membres de la famille de Gonzague (Saint-Bris, pas le groupe d’électro tourangeau, hein) ; le dessert absolument fabuleux d’Olivier Loize au «déjeuner champêtre et littéraire» de la Cité de la Gastronomie (tarte vigneronne, compotée de pomme à la mélisse, guimauve cassis) et une petite discussion entre Patrick Pelloux – le médecin urgentiste chroniqueur de Charlie Hebdo – et un capitaine de gendarmerie «Je vous félicite pour ce que vous faites en tant que médecin et pour la finesse de vos analyses et de votre écriture dans Charlie». Déjà rien que pour ces trois petits trésors comme ça, on a envie de dire : merci Gonzague, et à l’année prochaine !

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Un degré en plus

Notre phrase volée préférée, de la bouche d’une organisatrice :

«Ah ça y est, Lucchini arrive pour ses dédicaces, ça va désengorger un peu la queue de Renaud».

Le reportage photos par Pascal Montagne

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crédits photos : Pascal Montagne pour 37°

 

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