#37×18, la Touraine au Printemps de Bourges, jour 1

Puisqu’une partie de la population tourangelle s’exporte quelques jours en terre berrichonne, on s’est dit qu’on allait se transformer en grands reporters et nous voici hors de nos contrées, accueillis par le soleil (et le froid piquant du climat pré-montagnard du Berry), en quête d’expats temporaires, de frites maison et, accessoirement, de musique Made in Touraine (mais aussi d’ailleurs : on n’est pas des chiens).

Ce qu’on retient du premier jour, en mots et en images.

  1. Mardi 18 avril 20h. Entre soirée viande rouge & profiterolles maison au Louis XI dans le vieux Bourges à deux pas de la cathédrale et concert de Renaud et Tim Dup au W, on a opté pour le premier choix, histoire d’avoir une forme olympique le lendemain, de garder l’image du Renaud fringant de nos 15 ans et de ne pas saigner des oreilles à l’écoute de Tim Dup.

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  1. Mercredi 19 avril, 12h30. La prog des Inouïs au 22 démarre sur les chapeaux de roue avec le Perpignanais Yamin Alma l’une des révélations de cette sélection nationale de groupes et artistes régionaux prometteurs (où une fois encore la région Centre Val de Loire a été rayée de la carte). Une espèce de Lenny Kravitz mâtiné de Charlie Winston, avec une voix intersidérale qui rappelle parfois Nina Simone. A suivre assurément.

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  1. Pas de répit, on passe du 22 Ouest au 22 Est et là, derrière le bar, la Touraine est dignement représentée avec Thomas Giovani des Ilôts Electroniques himself, qui affiche avec fierté ce fauve qui sommeille (profondément) en lui.

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4. 13h : on enchaîne avec la disco-pop pétillante de Le Couleur, groupe québécois qu’on recommandera plutôt sur disque pour la subtilité des compositions, même si leur côté festif sur scène est très communicatif et pourrait faire de nombreux adeptes. Mais bon, pas forcément à 13h un mercredi, hein.

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5. Après un pique-nique au soleil au bord de l’eau dans l’Espace Pro où nous sommes rejoints par Aline Lonqueu et Boris Tampigny, deux Tourangeaux que nous avions rencontrés et interviewés l’année dernière, (pas moyen d’être tranquille 5 minutes sans que tes semblables viennent te squatter, même à l’autre bout de la Terre), nous revoici dans l’obscurité du 22 pour découvrir l’electro-dark-wave enivrante de la Suissesse Sandor, premier tire-larmes de ce festival. Une noirceur charnelle captivante, tant dans les textes que dans l’ambiance générale, un peu dans l’esprit Jeanne Added.

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  1. Entre le in et les grandes scènes de la place Séraucourt, voici notre Jekyll Wood international en train de faire ses balances devant une foule bigarrée et curieuse, dans les deux sens du terme.

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7. 18h15, nous voici Place Séraucourt dans la grande partie gratuite du festival officiel, avec ses (trop) nombreux stands de merdouilles mais heureusement aussi des stands de produits régionaux artisanaux labellisés C du Centre. Ici aussi on trouve des petits morceaux de Touraine avec cette affiche de Volo et l’annonce du concert de Chevalien de dimanche.

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8. 20h30, après l’engloutissement d’un bobun arrosé de Kro (mais attention de la Kro tigrée, hein, ça ne rigole pas non plus), nous voici dans le froid glacial pour voir Thé Vanille cramer l’atmosphère avec leur punk pop flamboyante, face à un public médusé et des passants arrêtés (cette scène est dans un lieu de passage, que dis-je, de transhumance entre les deux principaux sites du festival). Nastasia harangue la foule pendant que Valentin se bat avec le son et Théo avec son tabouret. Un grand moment au final, assez intense et drôle. On les retrouve backstage dans une ambiance survoltée où l’animateur de la scène leur donne 5 minutes pour remballer leur matos et 3 pour vider la loge. Vous avez dit hospitalité berrichonne ? 2h30 plus tard, le trio tourangeau jouera aux Trois P’tits Cochons, l’un des lieux incontournables du off, baptisé «Le Printemps dans la Ville».

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9. Fin de soirée relativement raisonnable avec un somptueux concert de Placebo qui installe morceau après morceau une ambiance unique, avec cette force et cette classe que seuls les groupes anglais savent imposer. Une balade aléatoire dans leur inépuisable discographie suffit à nous construire un récit habité et parfois déchirant. Puis nous filons à l’Auditorium pour une atmosphère à l’opposé : le final intimiste de Camille qui n’arrive pas à quitter la scène et offre à son public un rappel de 30 minutes. On se demande comment elle va transposer ça à Terres du Son et on a hâte d’y être !

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Un degré en plus

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